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TULLE Religion et croyance jeudi 3 juin 2010 - 10:37 « Une vocation cultuelle et culturelle »La nouvelle vocation de l'abbaye d'Aubazine serait de servir de centre spirituel entre l'Orient et l'Occident. L'ouverture aux Corréziens en plus. |
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«Notre désir est de rester ouvert sur le village, mais que l'abbaye demeure quand même une propriété privée ». Représentant le patriarcat d'Antioche, nouveau propriétaire des lieux depuis fin 2007 (lire ci-dessous), la mère Christophora ne cache pas la vocation nouvelle qui devrait être attribuée à l'ancien monastère cistercien situé entre Tulle et Brive. « Entre les deux paroisses grecques melkites de Paris et de Marseille, il pourrait servir de centre spirituel d'entente entre l'Orient et l'Occident », affirme celle qui est la supérieure, depuis 1989, du monastère de la Théophanie tout proche et d'une petite communauté de trois moniales de l'église grecque melkite catholique. Arrivée à Aubazine en 1978 en provenance de Boston, la mère Christophora a connu suffisamment d'étapes de ce dossier tortueux, touchant aux influences religieuses, à la diplomatie internationale, à des intérêts financiers et des retombées politiques, pour s'élever au-dessus des querelles de chapelles. « Le souhait est l'installation d'une communauté latine qui aura une relation avec l'Orient », précise-t-elle. Une communauté d'une vingtaine de membres comme il en existe à Paris, à Vezelay où au Mont-Saint-Michel. Mais mère Christophora de prêcher aussitôt l'ouverture : « Notre souhait aussi est de rester en contact avec le village, dans le cadre d'une nouvelle vocation cultuelle et culturelle ». Le premier des engagements est que l'abbaye continuera à être ouverte à la visite, trois fois par jour, après le départ de la communauté du Verbe de Vie. De plus, l'ancienne salle de travail des moines, le scriptorium, sera prêtée à l'association Histoire et archéologie en pays d'Aubazine, pour y installer une sorte de musée. « L'affaire est en marche pour une ouverture dès l'année prochaine », assure la mère supérieure. Autre projet culturel, la superbe salle du chapitre devrait être affectée à une association musicale de Brive, qui viendrait y animer des stages et des concerts de musique de chambre. Musicologue de formation, la religieuse tient particulièrement à cette idée. « Il se peut aussi que cette salle serve pour des expositions », ajoute-t-elle. « Nous sommes en contact avec des artistes qui viendraient faire des stages d'iconographie ». Et pour bénir toutes ces louables intentions, elle prévient qu'un cocktail de bienvenue sera organisé, en août, au sein de l'abbaye. Alain Albinet |