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Introduction au Culte Marial dans la Liturgie Byzantine Marie, chef d'oeuvre du Très Haut, a toujours occupé une place primordiale dans le rite byzantin.Dans l'iconographie byzantine, elle est inséparable de son Fils. Les peintres ont presque toujours représenté la Vierge avec son Fils Jésus, tantôt porté sur ses bras, tantôt assis sur son sein ou pressé contre elle avec beaucoup de tendresse, ou enfin se tenant devant sa poitrine, entouré d'un halo de lumière et soutenu par sa propre force divine.
Dans l'année liturgique, Marie occupe une place privilégiée : Mémoire de sa naissance (8 septembre), de son entrée au Temple (21 novembre), de l'Annonce de la conception miraculeuse du Messie (25 mars), de son Assomption (15 août),comme aussi de tous les mystères où elle est intimement associée, jusqu'au mystère de la Croix et de la Pentecôte. Dans la Divine Liturgie, Marie est sans cesse invoquée parce que co-rédemptrice et médiatrice. Quoi de plus naturel que poètes et mélodes consacrent à Marie leur piété et leurs talents ? N'est-elle pas la créature la plus merveilleuse : Vierge Pure, Immaculée, toute puissante sur le coeur de son Fils ? Preuve en est, elle a pu, aux noces de Cana, avancer l'heure de son Fils. Scène extraordinaire : "Ils n'ont plus de vin", dit Marie en s'adressant à son Fils. Et le Christ de répondre "Qu'importe à Moi et à toi, Femme Monheure n'est pas encore venue." Réponse sèche et même revêche. Marie ignore la réponse de son Fils et dit aux serviteurs : "Quoi qu'il vous dise, faites-le." Et le Christ s'exécute. "Ô Pleine de Grâce, comment vous dénommer ? Ciel ? Car vous avez fait luire le soleil de Justice. Paradis ? Car vous avez produit la fleur de l'incorruptibilité. Vierge ? Car vous l'êtes demeurée. Mère pure ? Car vous avez porté dans vos bras sanctifiés un Fils, le Dieu de toutes choses. Intercédez auprès de lui qu'il sauve nos âmes" (Office de Prime). Salut, ô Epouse sans époux ! Maximos FAHME |