Littéralement, hymne pendant le chant duquel on ne s'asseoit pas. Office d’action de grâce que l’on chante debout, en l’honneur de la Mère de Dieu, le samedi de la 5ème semaine du Carême et, par parties successives, le soir des quatre premiers vendredis du Carême
Littéralement, air, atmosphère. Grand voile destiné à couvrir le calice et la patène, ainsi appelé sans doute parce qu'il était fait autrefois d'une étoffe très légère
Parcelle principale, de forme carrée, découpée dans une Prosphore et représentant l'Agneau de Dieu (le Christ) immolé en sacrifice. L'Agneau est divisé en quatre petits carrés qui portent les sigles IC XC NI KA (= Jésus Christ triomphe). À la fraction, l'Agneau est coupé en quatre parties, dont l'une (signe IC) est plongée dans le calice et les trois autres servent à la communion des ministres sacrés
Tribune découverte ou à dais sur laquelle se fait la lecture de l'Évangile, et d'où parfois les prédicateurs adressent la parole aux fidèles. Jadis placée vers le milieu de l'église, elle se trouve plus souvent aujourd'hui sur le côté gauche ou septentrional. Quelques églises en possèdent deux qui sont placées en face l'une de l'autre. Parfois le mot Ambon désigne simplement le centre de la soléa, élargi en forme de demi-cercle
Pupitre tournant à deux ou quatre faces inclinées qui se trouve dans chaque chœur. Souvent, simple table assez haute, dans laquelle on enferme les livres liturgiques et qu'on emploie pour toute sorte d'usages, par exemple pour y déposer des objets à bénir
Littéralement, rappel, mémoire, souvenir. Partie de l'Anaphore où, conformément au précepte du Seigneur : "Faites ceci en mémoire de moi", le prêtre rappelle les grands mystères accomplis par le Christ pour notre salut : passion, mort, résurrection, ascension, établissement à la droite du Père, ainsi que son second et glorieux avènement
Littéralement, don fait en retour d'un autre. Pain divisé en menus fragments qui sont distribués aux assistants à l'issue de la Liturgie. On l'appelle aussi Proti. Il est pris aux Prosphores préalablement offertes par les fidèles et dont le prêtre a détaché les parcelles à consacrer. Les fidèles qui n'ont pas communié vont recevoir l'Antidoron des mains du prêtre, afin de participer extérieurement à la bénédiction des mystères
Étymologiquement, qui répond, qui renvoie le son de répons, refrain. Dans l'usage liturgique ancien, chant exécuté alternativement par deux chœurs. Aujourd'hui, on désigne spécialement par ce nom un Psaume antiphoné, c'est-à-dire dont les versets sont entrecoupés d'un répons. Il sert aussi à désigner soit la réunion d'un certain nombre de versets appelés anabathmi (chaque série d'anabathmi est divisée en trois antiphones, sauf celui du 8ème mode qui en contient quatre), soit la réunion de plusieurs tropaires que l'on chante le Jeudi Saint (il y a 15 antiphones de cette sorte)
Tissu de lin ou de soie sur lequel est dessinée la scène de l'ensevelissement du Christ et au revers duquel est cousu un petit sachet contenant des reliques. Destiné primitivement à remplacer l'autel proprement dit, il figure actuellement sur tous les autels. L'évêque ou le patriarche le consacre solennellement avec des rites semblables à ceux qui servent à la consécration d'un autel
Littéralement, qui conclut. Principal tropaire de la fête, par lequel on conclut l'office des vêpres et des matines. Synonyme le plus souvent de tropaire
Autrefois, supérieur de monastère (en ce sens, synonyme d'higoumène). Aujourd'hui, titre honorifique donnant droit au port de la croix pectorale et du voile noir par-dessus la coiffure
Cérémonie qui a lieu à l'office des vêpres, lorsque celui-ci doit être suivi d'une vigile (agrypnia). Elle consiste dans la bénédiction de cinq pains et d'une certaine quantité de blé, de vin et d'huile, qui servent aux moines (et, jadis, aux fidèles) à surmonter l'insomnie et la fatigue
Littéralement, pain. Dans l'usage liturgique, pain pascal qui reste exposé dans le chœur toute la semaine de Pâques. Le pain dont on extrait l'Agneau et les parcelles de commémoration, à la Prothèse, s'appelle plus particulièrement Prosphore
Étoile composée de deux lamelles de métal, recourbées en demi-cercle, croisées l'une sur l'autre et terminées, en haut, par une croix, à laquelle pend une petite étoile. Elle sert à préserver les saintes parcelles du contact du voile qui doit les couvrir
Pains sans levain. Dans leur hâte de fuir l'Égypte, les Hébreux en ont mangé. Pain non-fermenté utilisé par les Juifs dans la célébration de leur Pâque. L'Église latine utilise du pain azyme à la Messe
Début du discours de Notre Seigneur sur la montagne, exaltant les méprisés de ce monde (Matthieu 5, 3 à 13). Se disent parfois à la Liturgie au lieu de la 3ème Antienne
Coiffure des clercs des ordres majeurs (évêques, prêtres et diacres), en forme de cylindre, de couleur noire, muni à sa partie supérieure d'un petit rebord
Tunique ornée de galons et d'une croix sur le dos, que les ministres inférieurs (sous-diacres, lecteurs et "enfants de chœur") revêtent dans les cérémonies
Littéralement, règle. Composition poétique divisée en 9 Odes, selon le canon primitif de l'office des matines, formé des 9 Odes ou cantiques de la Sainte Écriture. Il existe aussi des Canons de 3 (tri-odiques), 4 ou seulement 2 Odes. Dans la Messe latine, il correspond à l'Anaphore ou partie centrale de la célébration eucharistique
Godets servant à contenir le blé, le vin et l'huile que l'on bénit aux vêpres des grandes fêtes, en même temps que les pains, dans la cérémonie de la "fraction des pains" ou Artoklassia
Littéralement, action ou moment de s'asseoir. Une des 20 grandes divisions du Psautier, partagée elle-même en trois stations ou stances. Tropaires pendant lesquels on s'assied
Espèce de ciment formé d'un mélange de cire, de mastic et de marbre pilé, dans lequel sont coulées des reliques de martyrs, pour consacrer un autel ou un antimension
Chant exécuté au moment où les ministres s'apprêtent à transporter les Dons de la Prothèse à l'autel pour y être consacrés : "Nous qui, mystiquement, représentons les Chérubins…"
Grains de blé bouillis à l'eau et assaisonnés de sucreries, d'amandes, de pistaches, de raisins secs, etc. Un gâteau de cette sorte est offert pour les morts, béni par le prêtre et distribué aux assistants
Sorte de sacristie dans l'absidiole sud de l'église, où l'on conserve les vases sacrés et les autres objets nécessaires au culte. Les ministres y revêtent leurs ornements sacrés
Petits chandeliers portant deux (dikirion) et trois (trikirion) cierges qui se croisent. L'évêque les utilise pour bénir. Ils représentent la double nature, divine et humaine, en Jésus Christ, et la trinité des Personnes divines.
Premier mot grec du verset "Gloire au Père, au Fils, au saint Esprit". La suite ("Maintenant et à jamais, dans les siècles des siècles. Amen") est indiqué par le mot grec "Kai nyn"
Conclusion d'une oraison, contenant une louange aux trois Personnes de la Sainte Trinité. Hymne de l'office des matines, chantée les dimanches et les jours de fête (Grande Doxologie), simplement récitée les autres jours (Petite Doxologie)
Littéralement, (verset) dit à haute voix. Doxologie ou, en général, toute conclusion dite à haute voix, par opposition à l'oraison que l'usage (regrettable) fait dire à voix basse
Littéralement, qui est allongé, prolongé. Série d'invitations à prier pour diverses intentions. On distingue la Grande Ecténie, dite après l'Évangile, et deux Petites Ecténies, l'une après le transfert des saints Dons, l'autre après la conclusion de l'Anaphore
Médaillons ornés de petites icônes du Seigneur et de la Mère de Dieu que porte l'évêque sur la poitrine de part et d'autre de la croix pectorale. Dans la vie courante, l'évêque porte le seul engolpion de la Mère de Dieu
Procession au cours de laquelle les ministres portent solennellement de la Prothèse à l'autel le pain et le vin qui seront consacrés au cours de la Liturgie
Procession au cours de laquelle les ministres portent solennellement l'Évangéliaire. C'était jadis l'entrée du clergé à l'église. Dans le rite latin : Introït
Voile noir que portent les dignitaires, dont une partie recouvre la coiffure, tandis que l'autre retombe sur le dos, en même temps que deux larges bandes qui y sont attachées à droite et à gauche. En arabe, latieh
Littéralement, manifestation. Fête de la révélation de la divinité dans Jésus Christ par sa naissance et par l'adoration des Mages (double objet de la fête de Noël, détachée de celle de l'Épiphanie), par son baptême au Jourdain qui manifeste la Trinité en Jésus (objet particulier de la fête de l'Épiphanie au 6 janvier) et par le début de sa vie publique (miracle de Cana)
Livre contenant, en plus des péricopes tirées des Épîtres ou des Actes des Apôtres destinées à être lues à la Sainte Liturgie ou à l'Office divin, les Antiennes, le Chant d'entrée, les Tropaires des fêtes, les Chants avant et après l'Épître, ainsi que le Chant de communion
Tissu précieux sur lequel est brodée la scène de la mise au tombeau du Messie que l'on porte solennellement en procession les Vendredi et Samedi Saints, souvent recouvert d'un dôme en forme de sarcophage
Sert à réunir les parcelles consacrées et à les faire tomber dans le calice. Elle est souvent remplacée, chez les Melkites, par un petit triangle de soie rembourré
Livre qui contient, en plus du rite des Saintes Liturgies, le rite des sacrements et des sacramentaux ou bénédictions. Il correspond, dans sa deuxième partie, au Rituel de l'Église latine
Livre contenant l'ensemble des péricopes évangéliques destinées à être lues à la Sainte Liturgie ou à l'Office divin. On le place toujours au milieu de l'autel
Charisme du Saint Esprit qui portait certains chrétiens de la primitive Église à louer Dieu en langues incompréhensibles ou qu'ils n'avaient pas apprises
Premier tropaire de chaque Ode du Canon, il est le modèle des autres tropaires qui lui empruntent son rythme et sa mélodie. Dans la Sainte Liturgie, il est synonyme de "Chant à la Vierge" exécuté au début de la prière d'intercession
Hérésie des VIIIème et IXème siècles qui a tenté de supprimer les saintes icônes et d'interdire leur culte. Elle fut condamnée au concile œcuménique de Nicée, en 787
Littéralement, invocations pacifiques. Grande Synaptie ou Collecte du début de la Liturgie, des vêpres et des matines, commençant par les mots : "En paix prions le Seigneur"
Strophe - prélude qui est indépendante du reste d'un poème aussi bien par sa facture poétique que par sa mélodie, mais qui se termine par une acclamation qui se retrouvera à la fin de toutes les strophes du poème. Dans la Sainte Liturgie, strophe par laquelle on termine la série des tropaires
Livre qui contient la partie du prêtre et du diacre dans les 3 Liturgies. Par extension, livre qui contient toutes les parties dites à la Sainte Liturgie : Missel
Chandelier formé d'une longue tige en métal supportant un cierge. Les ministres inférieurs le portent dans la main droite durant les cérémonies et les processions
Verset accompagnant l'Hirmos et les Tropaires de la IXème Ode du Canon des grandes fêtes. Ainsi appelé parce qu'il commence généralement par le mot grec "Méghalinon" (Magnifie, mon âme...)
Chrétiens Orthodoxes des trois patriarcats d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem, ainsi appelés par leurs adversaires monophysites à cause de leur attachement politique et religieux à l'empereur (en arabe, Malik) de Byzance. Abusivement, ce terme est réservé par certains aux seuls Melkites unis à Rome
Livre qui contient en abrégé la vie des saints célébrés aux différents jours de l'année. Propre des fêtes fixes, par opposition au Temporal qui est le propre des fêtes mobiles
Mouvement spirituel hérétique du Ilème siècle, fondé par Montan, qui annonce l'incarnation du Saint Esprit, le règne du Paraclet et l'imminence de la Parousie. Il donne une extrême importance aux charismes, à la prophétie et à l'ascétisme
Vestibule de l'église, en forme de portique, primitivement réservé aux catéchumènes et à certaines catégories de pénitents. Actuellement, c'est une salle garnie de stalles où les moines se retirent pour les parties moins solennelles de l'Office
Hérésie de Nestorius, évêque de Constantinople, en 428 : "Autre, dit-il, est le fils de Marie, Jésus, autre est le Fils de Dieu. La personne du Christ résulte de l'assomption du premier par le second. Donc double personne en Notre Seigneur ; Marie n'est que la mère de Jésus, et non la Mère de Dieu (Théotokos)". Condamné au concile œcuménique d'Éphèse, en 431
Littéralement, 8 modes. Groupe de prières liturgiques soit des dimanches seuls (Petit Octoèque), soit des dimanches et autres jours de la semaine (Grand Octoèque ou Paraklitiki), disposées dans un cycle de 8 semaines correspondant aux 8 modes de la musique ecclésiastique byzantine
Large bande d'étoffe que porte l'évêque autour du cou, rappelant la brebis égarée que le Sauveur rapporte au bercail. Il correspond au Pallium que le Pape, en Occident, confère aux Métropolitains
Littéralement, supplication. Petit office en l'honneur de la Mère de Dieu, que l'on chante tous les soirs du 1er au 14 août, en préparation à la fête de l'Assomption
Ouverture sous l'autel qui communique avec un puits perdu ; on y jette l'eau des ablutions, et celle qui a servi à purifier les linges sacrés ou à laver l'autel
Littéralement, Dons préalablement sanctifiés. Liturgie des Présanctifiés : nom donné à l'office des vêpres suivi de la communion solennelle que l'on célèbre certains jours (aliturgiques) du Carême
Petite table dans l'absidiole nord, destinée à la préparation des oblats et à la consommation des saintes Espèces après la Liturgie. La préparation même des oblats, ou Proscomidie
Littéralement, action de se tenir debout. Divisions des Psaumes ou autres offices trop longs pour être dits sans interruption. Ainsi, chaque Cathisme du Psautier est composé de trois Stances
Livre qui comprend les Offices liturgiques de la période quadragésimale et des trois semaines qui la précèdent. Ainsi appelé parce que la plupart des Canons qu'il contient ne comprennent que trois Odes. Période correspondante de l'année liturgique
Triple invocation commençant chacune par le mot "Aghios", (Saint) : "Saint est Dieu, Saint est le Puissant, Saint est l'Immortel. Aie pitié de nous", ou bien l'hymne angélique : "Saint, Saint, Saint est le Dieu des Armées…"
En chant grégorien, un trope est une augmentation musicale, qui consiste à mettre des paroles artificielles sur des mélismes, pour en faciliter la mémorisation
Les tropes (qui n'étaient pas chantés, mais simplement mémorisés) sont à l'origine des séquences, initialement formées par le trope du mélisme de l'Alléluia, qui avait fini par être chanté sous forme de pièces à part entière à la fin du Moyen Âge
Le procédé a pratiquement disparu avec l'invention de la notation musicale, et ne subsiste plus que par les "sous-titres" données aux pièces du kyriale (lux et origo, cunctipotens, orbis factor, etc.), qui sont (à l'origine) les premiers mots du trope correspondant
Récipient dans lequel on chauffe l'eau que l'on verse dans le calice avant la communion. Cette eau bouillante elle-même qui symbolise la foi des fidèles